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Le Hakama
Origines
Vous pouvez commander içi le hakama que portent
les Maîtres de l'Aikikai de Tokyo et les plus grands experts au monde.

Le mot Hakama vient du mot « Hakamo » qui désigne un vêtement
porté à partir de la taille par les femmes dans les temps anciens. Il est
possible de retrouver ce mot dans « Nihonshoki » : annales historiques rédigées
en 720, et aussi dans le « Kojiki » : chroniques historiques, allant de la
création du Japon à l'an 628. Ce mot est couramment utilisé depuis l'époque des
dieux. Le Hakama a évolué en fonction des époques et l'on peut penser que le
Hakama d'Aïkido utilisé à notre époque provient de l'équitation possédant un
large pli d'aisance (élargissure) à l'entrejambes.
Le Hakama était, à l'origine, un moyen de protection des jambes
des cavaliers contre les arbustes, etc. ..., similaire aux pantalons des
cow-boys. Le cuir étant difficile à trouver au Japon, un matériau épais lui fut
substitué. Après, les samouraï sont descendus de cheval, et sont devenus des
soldats à pied. Les samouraïs à pied ont persisté à porter les vêtements des
cavaliers afin de marquer leur différence et de pouvoir être plus facilement
identifiables. Il y avait plusieurs sortes de Hakama. Un Hakama était un genre
de jupe en tube, sans "jambes". Un autre était semblable, mais beaucoup plus
long, et était porté lors des visites au shogun ou à l'empereur. Ils avaient
environ 12 à 15 pieds de longueur, et étaient pliés et repliés, placés entre les
pieds et l'arrière du visiteur (avec l'aide d'un habilleur). Cela rendait leur
déplacement à genoux (shikko) difficile, ainsi que la cache éventuelle d'une
arme.
Hakama et Aikido
O'Sensei était catégorique sur le fait que tout le monde doive
porter le Hakama.
Le Hakama n'est pas la reconnaissance d'un niveau ou d'un grade.
Tout pratiquant peut le porter.
Le fondateur commença à enseigner son art à des notables, des
nobles, des personnalités haut placés pour qui le Hakama ne posait pas de
problème de coût. Plus tard il laissa à ses jeunes élèves le choix de pratiquer
sans l'Hakama jusqu'à ce qu'ils puissent en acheter un en étant certains de
continuer la pratique. Ainsi, les occidentaux crurent que le port de l'Hakama
était lié à une certaine ancienneté ou à un grade, alors qu'il ne s'agissait que
d'un problème pécuniaire.
Saito Sensei raconte une histoire sur le Hakama dans le dojo de
O'Sensei, il y a longtemps. La plupart des étudiants étaient trop pauvres pour
en acheter un. Cependant, tout le monde devait le porter. S'ils ne pouvaient en
récupérer un d'une vieille relation, ils retiraient la couverture d'un matelas,
la teintaient, et la donnaient à une couturière pour en fabriquer un. Parce
qu'ils étaient obligés d'utiliser les teintures les moins coûteuses, plus tard,
l'imprimé original multicolore du tissu réapparaissait, et le tissu ne tenait
plus son garnissage.
Dans le chapitre concernant le Hakama, dans le livre "principes
de l'Aïkido", Saotome Sensei mentionne que le Hombu dojo était un endroit
pittoresque quand s'y entraînaient des Hakama de toutes les couleurs.
Le vêtement
Le Hakama traditionnel n'était pas d'une couleur uniforme. Il avait des dessins
tissés ou imprimés.
On trouve aujourd'hui des textiles synthétiques qui sont d'un entretien plus
facile et conservent mieux les plis. Nous vous
conseillons ce hakama, l'un des meilleurs au monde et à un prix raisonnable
:
http://hakama-aikido.com
Le
Hakama doit atteindre la malléole externe de la cheville. Plus long, il devient
gênant.
A présent, le Hakama de couleur blanche est habituellement porté
par les maîtres d'après guerre. Auparavant, le Hakama blanc était porté par les
débutants. Le deuxième doshu, Kishumaru Ueshiba, portait un Hakama de couleur
grise ; O Sensei portait indifféremment un Hakama blanc ou noir.
Dans beaucoup d'écoles, seules les "ceintures noires" portent le
Hakama. Dans d'autres, tout le monde en porte. Dans certaines, les femmes
peuvent commencer à le porter plus tôt que les hommes (le gi était, à l'origine,
un sous-vêtement; cette pratique a été soumise à controverses par les femmes
pour cause de discrimination). Dans notre club, le Hakama n'est pas assujetti à
un grade, le professeur en accorde le port à l'élève qui à montré son engagement
dans la pratique, qui chute correctement sur la plupart des techniques et qui a
environ deux ans de pratique assidue.

Comment plier son Hakama ?
Les plis du Hakama.
« Les sept plis du Hakama symbolisent les sept vertus du
Budo. Nous retrouvons ces qualités chez le samouraï d'antan. Le Hakama nous
incite à refléter la vraie nature du bushido. Le port du Hakama symbolise les
traditions qui se sont perpétuées de génération en génération. L'Aïkido étant
issu de l'esprit du bushido, nous devons nous efforcer dans notre pratique de
polir les sept vertus traditionnelles. » (Ueshiba Morihei)
Ces sept vertus sont, sans aucune hiérarchie entre elles :
-
Jin
(bienveillance, générosité)
-
la bonté ou la bienveillance suppose une
attitude pleine d'attention pour autrui, sans considération d'origine, d'âge, de
sexe, d'opinion ou de handicap. Le respect permanent des autres avec le souci de
les honorer sans jamais leur causer de troubles ou de peines inutiles conduit
naturellement à une concorde sociale mutuelle. Nous retrouvons ici le "Bushi No
Nasake", la sympathie ou la clémence du guerrier nippon, qui pouvait certes
trancher de son sabre tout problème lui étant soumis, mais qui possédait
également la possibilité de pacifier les esprits sans ôter la vie.
-
Gi
(honneur, justice)
-
le sens de l'honneur passe par le respect de
soi-même, d'autrui, et des règles morales que l'on considère comme justes. C'est
être fidèle à ses engagements, à sa parole, et à l'idéal que l'on s'est choisi.
-
Rei
(courtoisie, étiquette)
-
la politesse n'est que l'expression de
l'intérêt sincère et authentique porté à autrui, quelle que soit sa position
sociale, au travers de gestes et d'attitudes pleines de respect et de
sollicitude. Le cérémonial et l'étiquette font partie de l'extériorisation de la
politesse.
-
Chi
(sagesse, intelligence)
-
Le sage a toujours quelque chose à apprendre,
même d'un fou, alors que le fou n'a plus rien à apprendre, même d'un sage. La
sagesse est ici synonyme d'aptitude à discerner en tous lieux et en toutes
choses, le positif et le négatif, à n'accorder aux choses et aux événements que
l'importance qu'ils ont, sans être aveuglé ni se départir de la sérénité si
durement acquise sur le tatami.
-
Shin
(sincérité)
-
la sincérité est impérative dans l'engagement
martial : sans elle, la pratique n'est que simulation et mensonge, tant pour
soi-même que pour autrui ; l'engagement se doit d'être total, permanent, sans
équivoque, et la sincérité de celui-ci se constate facilement ; l'illusion ne
peut perdurer longtemps devant les exigences et le réalisme de la Voie.
-
Chu
(loyauté)
-
une valeur en voie de disparition dans notre
société contemporaine, alors même que cette valeur est le ciment indéfectible de
nos disciplines martiales. Le Budoka s'engage à une fidélité totale et à un
respect loyal des règles internes à son Ecole. C'est là le reflet de la
rectitude du corps et de l'esprit du pratiquant.
-
Koh
(piété)
-
la piété s'entend ici dans le sens de respect
profond et authentique des bases de nos pratiques martiales, bases techniques,
spirituelles, historiques, philosophiques...

Choisir
son Hakama
Pour déterminer la grandeur (taille) de l'hakama, mesurer de l'os
de la hanche à la cheville en position debout. Cette longueur est presque
équivalente à la longueur entre le bas de l'obi arrière et le bord arrière du
hakama. Puis, repérer la grandeur sur le tableau ci-dessous.
| Taille | 22 |
22.5 | 23 |
23.5 | 24 |
24.5 | 25 |
25.5 |
26 | 26.5 |
27 | 27.5 |
28 | 28.5 |
29 | 29.5 |
30 |
| Longueur (cm) | 83 |
85 | 87 |
89 | 91 |
93 | 95 |
97 |
99 | 100 |
102 | 104 |
106 | 108 |
110 | 112 |
114 |
Ou par rapport à votre taille totale :
Taille 24 (1M63-1M67) Taille 25
(1M68-1M71) Taille 26 (1M72-1M75)
Taille 27 (1M76-1M79) Taille 28
(1M80-1M84) Taille 29 (1M85-1M89)
Taille 30 (1M90 et plus)
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